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I should have stop You from walking out the door . . .
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Et je te rattraperai avant que tu ne te sauve une deuxième fois, car il ne faut jamais faire la même erreur une deuxième fois, je m'éclipserai quelque part entre nous deux, je disparaîtrai le temps de reprendre mon souffle, puis j'arriverai, je m'étendrai et tu t'étendras toi aussi, près de moi, je te regarderai et te décrirai, de la tête aux pieds, sans intermède, sans expiration, je nous dévoilerai dans la blancheur du jour, comme quand on émerge lentement d'un long rêve lucide au milieu d'une nuit blanche. Aime-moi, aime-moi et regardes-moi, dis-moi que tu m'aimes, car moi aussi je t'aime, quoi qu'est-ce que tu dis ? Je t'aime. Répètes-le, ça sonne si bien, je te le jure, moi aussi, et de ce rêve je te le dirai « je te dévisage, toi tu dors & je nous envisage », je te le redirai, pour que cela entre dans ta tête, pour que je le grave une fois pour toute dans ma mémoire. Et je me libérerai de ma peur, je te prendrai la main & nous avancerons dans notre futur, attends-moi un peu, tu cours, pourquoi tu cours ? Serre-moi dans tes bras, plus fort encore, retiens-moi encore un peu, retiens aussi nos papillons, accroche-nous à nos rêves, retiens-moi, j'ai le vertige sans tomber, ouioui j'arrêterai de réfléchir, de m'emprisonner loin de toi, juste parce que j'ai peur d'avoir mal, de ne plus nous voir, je t'aime, insuffles-moi encore un peu de notre amour, je ne sais plus comment me défendre, je ne peux plus me méfier, je ne peux plus me cacher, tu me connais trop bien. Et je me libère, je laisse tout cela tomber. Je t'aime, je crois que rien au monde ne pourra être assez fort pour te le dire, mais en attendant, j'essaie de trouver un moyen de te le dessiner, par les mots, car les sentiments dépassent très largement les simples mots. _________________________huit avril deux mille neuf ©SophieCharpin
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